Au fil des pages #11 : La Faute d’orthographe est ma langue maternelle, de Daniel Picouly

Il y a des livres que l’on commence et que l’on repose uniquement la dernière ligne lue. Ce fut le cas avec La Faute d’orthographe est ma langue maternelle de Daniel Picouly. Il était mis en avant à la médiathèque et je me suis rappelé avoir entendu une interview de l’auteur à sa sortie qui m’avait bien intéressée. Je ne regrette pas de l’avoir emprunté !

De quoi ça parle ?

9782226243027gDaniel Picouly est un écrivain français reconnu, ayant déjà reçu plusieurs prix littéraires (dont le Renaudot en 1999). Et pourtant, à l’école primaire, il était loin de maîtriser l’orthographe ! Cest à partir d’un événement marquant à l’école, où l’institeur remplaçant l’humilie devant ses camarades pour avoir fait plus de 20 fautes à sa dictée, que Daniel Picouly livre ses souvenirs sur son enfance, d’abord avec le regard de l’enfant puis avec celui de l’adulte qu’il est aujourd’hui. Un livre qui mêle nostalgie et réflexion sur l’art d’inventer des histoires.

Et j’en pense quoi ?

Je regrette presque de l’avoir emprunté à la médiathèque plutôt que de l’avoir dans ma bibliothèque ! C’est simple, j’ai adoré. Déjà, j’ai beaucoup aimé l’histoire de fond, son souvenir d’école. Bien que j’ai peu de souvenirs de mon enfance, j’en ai gardé beaucoup de l’école et notamment des cours de français et de ses dictées. Mais contrairement au jeune Daniel, si je faisais une faute lors d’une dictée, je le vivais comme un drame. Je me rappelle même de la seule faute que j’ai faite durant l’année de CM2, sur le mot « réseaux » que j’avais écrit « résaux ». Au collège, j’avais toujours les meilleures notes. C’est un exercice que j’adorais et qui m’a énormément servi dans l’apprentissage de mon métier. Eh oui, pour devenir rédactrice, il faut travailler le fond et la forme ; alors si l’on maîtrise la technique, c’est plus simple non ? Bien entendu, comme tout le monde, je fais encore des erreurs d’innatention. Cela me force à rester toujours vigilante 🙂

Au-delà des souvenirs racontés par Daniel Picouly, j’ai adoré le style. L’auteur a su raconter ses souvenirs sans tomber dans la mièvrerie que l’on peut trouver dans certains récits autobiographiques. Ensuite, le livre est bourré d’humour. J’ai adoré lorsqu’il explique pourquoi il s’est mis à lire Proust et pourquoi il ne serait jamais Proust. J’ai souri et ricané à la lecture des nombreuses formules qui font à chaque fois mouche mais sans tomber dans l’excès. Je t’en mets quelques unes en vrac, bien qu’elles perdent leurs saveurs hors du texte intérgral : « Le monoxyde de carbone, c’est l’amanite phalloïde des villes », « Albert Camus, un grand gardien de but écrivain, l’a dit : « Tout ce que je sais d’essentiel, je l’ai appris sur un terrain de football. » Le maître nous a parlé de lui, l’année dernière, quand il a eu le prix Nobel de littérature : l’équivalent de la Coupe du monde pour un footballeur. Je me demande si on peut gagner les deux, quand on n’est pas brésilien » ; « J’ai déjà parlé de cette histoire des tas de fois. Mais je ne peux pas inventer des souvenirs pour chaque classe. Déjà qu’à force de raconter un souvenir, il devient une histoire. Qu’une histoire se transforme en fable et que la fable finit en conte. Au bout d’un moment, on se demande si on ne devrait pas commencer notre biographie par « Il était une fois ». » Je m’arrête là, sinnon je vais reprendre le livre dans son intégralité !

Bref, je ne peux que te recommander ce superbe livre !

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